Procès de l’affaire EvCon au tribunal de Sidi M’hamed : Un an de prison ferme requis contre Issad Rebrab

Le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed à Alger a requis ce mardi 31 décembre, un an de prison ferme contre l’homme d’affaires algérien Issad Rebrab. Le procès de patron de Cevital s’est ouvert cet après-midi dans le dossier relatif à sa filiale EvCon.

Le procureur de la République a requis également de lourdes amendes contre les trois accusés principaux dans cette affaire, à savoir Isaad Rebrab en sa qualité de président du conseil d’administration (PCA) de la société Evcon et les deux personnes morales, la société Evcon Industry et l’établissement bancaire « The Housing Bank for trade and finance (HBTF). Le montant des amendes s’élèvent à : 2 fois le montant surfacturé contre Issad Rebrab, 4 fois le montant surfacturé contre Evcon Industry et 4 fois le montant surfacturé, contre la banque domiciliataire, Housing Bank ».

Selon l’agence de presse officielle qui cite la présidente du tribunal de Sidi M’hamed, la surfacturation des équipements de purification d’eau importés par Evcon, filiale du Groupe Cevital, s’est élevée à plus de 792 millions DA, alors que la valeur réelle de ces équipements est de 98.983.000 DA. 

Le procèsn du PDG de Cevital, prévu initialement pour le 25 décembre dernier a été reporté au 31 décembre par le tribunal de Sidi M’hamed à Alger. Il se poursuit toujours, avec les plaidoiries des avocats de la défense de l’homme d’affaires.

Devant la juge, Issad Rebrab qui s’exprimait en kabyle a réfuté aujourd’hui, toutes les accusations portées contre lui. « Cevital est une entreprise qui a très bien réussi. Elle n’a pas besoin d’argent sale pour son évolution. Notre succès est tout à fait légal » a-t-il affirmé. L’ingénieur autrichien, Serdar Calijka, chef de la filiale autrichienne de Woojin a été également entendu en sa qualité d’ingénieur ayant supervisé la conception des équipements destinés à l’usine EvCon.

Pour rappel, Issad Rebrab incarcéré à la prison d’El Harach depuis le 23 avril dernier est accusé de « surfacturation dans des opérations d’importation ». Le tribunal de Sidi M’hamed a rejeté sa demande de libération formulée par son collectif de défense le 15 décembre dernier.

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