Marches contre le 5e mandat : des centaines de milliers de manifestants dans la rue

Un véritable tsunami humain » : c’est avec cette métaphore cataclysmique, que le sociologue et spécialiste des mouvements sociaux, Nacer Djabi, a qualifié la marche impressionnante et tentaculaire de vendredi à Alger.

A 17h largement passée, une partie des manifestants, le gros, est regroupé devant l’esplanade la Grande poste, la rue Khémisti, le boulevard pasteur, le jardin de la Concorde.

Le cordon de police qui a empêché la foule de faire jonction avec celle venue de la place des martyrs a fini par céder. Rue Didouche Mourad jusqu’à Sacré cœur, c’est une foule en forme de serpent.

Place Audin, en passant par Mohamed V, Boulevard Krim Belkacem, rue qui mène vers El Mouradia, la foule est arrivée à quelques jets de pierres de la Présidence de la République, qu’elle n’a pu atteindre en raison d’un véritable mur en cordons successifs de policiers.

Du jamais vu de mémoire à Alger, une manifestation de cette ampleur. Des jeunes à 80%. « C’est la génération Facebook », commente encore Nacer Djabi.

« Je n’ai pas vu autant de monde depuis la marche de juin 2004 », se souvient pour sa part Mohand Arezki, un journaliste qui en a pourtant vu d’autres dans sa longue carrière.

« Sur le plan sociologique, c’et intéressant de voir cette manifestation, il y a toutes les franges de la société, des femmes en Hidjab, en jean, des couples avec enfants, on est loin des clivages des années 90 », analyse encore Nasser Djabi.

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