The Voice : l’aventure se poursuit pour Yasmine Ammari

C’est une nouvelle étape de franchie pour Yasmine Ammari. Samedi soir, l’interprétation qu’elle a faite de Hello – un morceau de Lionel Richie – lui a permis une nouvelle fois de convaincre le jury et de décrocher ainsi son ticket pour le prochain tour de l’émission.

Un succès qui permet de maintenir éveillé son rêve « français » avec, pour destination finale, pourquoi pas la consécration : être la nouvelle gagnante de The Voice.

Bien sûr, le chemin est encore long et la jeune femme préfère aborder les étapes les unes après les autres. Désormais, son objectif, avoué en pointillé, est de se qualifier pour les directs, quelque chose d’à la fois « stressant et excitant ».

Mais forcément, au détour d’une soirée ou avant de se coucher, l’idée de marcher dans les pas d’un Sofiane – ce Français d’origine algérienne vainqueur de la saison 5 – trône forcément dans un coin de la tête de la chanteuse, qui voit avant tout à travers le télé-crochet un superbe tremplin : « The Voice est une façon de me faire connaître en France. Pourquoi pas élargir mon public afin qu’il découvre ma musique », confie-t-elle à TV Mag.

Déjà trois albums en Algérie

Le 3 mars dernier, alors qu’elle se soumettait pour la première fois au jugement des jurys, interprétant un titre de la chanteuse tunisienne Amina (Le dernier qui a parlé), la candidate de 32 ans intriguait. « Y’a un accent, non ? », s’interrogeait Zazie, quand Mika se demandait si cette voix, grave et profonde, ne venait pas tout droit du Québec. Sur ce coup, le chanteur faisait fausse route. Il fallait y déceler un léger accent originaire d’un territoire bien plus au sud, et bien moins froid, situé de l’autre côté de la Méditerranée.

La jeune femme, dont le timbre de voix et la blondeur cultivent des ressemblances plus ou moins lointaines avec Shakira, vit à Oran. « Je suis mélomane, j’écoute de tout. Du jazz comme du raï, de la musique andalouse ou du gospel », déclare-t-elle. Un éclectisme naturel, presque évident, pour elle qui a été biberonnée, pourrait-on dire, à cet univers. « La musique fait partie de ma vie. Je suis née dans une famille d’artistes. Mon père est musicien, mon oncle est dramaturge. Je chante depuis l’âge de 6 ans. Mon premier album est sorti lorsque j’avais 12 ans. »

Depuis, la chanteuse a sorti deux autres albums en Algérie, où elle confie, modestement, jouir d’une petite notoriété. « Je mène déjà une vie de chanteuse en Algérie. Là-bas, je suis un peu connue : je participe régulièrement à des émissions de télé, des galas », affirme-t-elle.

Yasmine, qui n’avait que l’embarras du choix, a décidé de se placer sous la houlette de Florent Pagny. « C’est un chanteur à voix, il chante plusieurs langues, comme moi, et l’espagnol d’autant plus que j’adore. Il peut interpréter du classique comme des ballades » , déclare-t-elle toujours à TV Mag. Avant d’ajouter : « J’étais sûre qu’il allait me comprendre. Et je ne regrette pas du tout. Je le découvre de plus en plus. Il m’apprend beaucoup de choses pendant les répétitions. C’est un plaisir de travailler avec lui. »

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